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Culture

La villa Noailles offre une résidence à l’artiste Adrian Geller

Invité de la villa Noailles pour une résidence d’artiste de trois semaines, Adrian Geller a réalisé d’incroyables peintures sur toile, papier, bois… qui interrogent sur la condition humaine face à la nature. Rencontre avec ce jeune artiste à l'avenir prometteur.

Fleuron du patrimoine architectural moderne, connue au niveau international, la villa Noailles présente des évènements et des expositions d’avant-garde en Mode, Design, Photographie et Architecture. Dans le cadre de ses missions de promotion culturelle et de soutien à la création, elle offre également tout au long de l’année des résidences permettant aux artistes de bénéficier d’un contexte de travail privilégié en faveur de leur recherche (création, production, transmission).

La villa Noailles, malgré la crise sanitaire, continue d’être un lieu de rencontres et d’échanges ! Informe Magalie Guerin, directrice adjointe de la Villa Noailles. 

Cette domiciliation temporaire engage ainsi un dialogue particulier entre l’artiste en résidence et son environnement, instaurant de ce fait une relation étroite avec le territoire qui l’accueille. En témoigne le travail d’Adrian Geller, jeune artiste issu des Beaux-Arts de Paris, qui durant trois semaines a eu la chance de résider à la villa Noailles. Il présente aujourd’hui un travail de fin de résidence* qui interroge le public sur la relation que l’Homme entretient avec la Nature.

A la villa et aux alentours, j'ai pu trouver de nombreuses sources d’inspiration qui sont présentes dans les peintures que je présente. Commente Adrian Geller

Qui est Adrian Geller ?

Né en 1997 à Bâle. Il vit et travaille à Paris. Après deux ans d’études en illustration, il rejoint les Beaux-Arts de Paris où il intègre l’atelier de Tim Eitel puis celui de Petrit Halilaj et Alvaro Urbano. Il travaille principalement la peinture, mais aussi le textile, l’installation et la vidéo.

Une réflexion poétique autour de l’Homme et de Nature

Dans un des ateliers de la Villa, sous une grande verrière baignant la salle d’une belle lumière, Adrian Geller présente plusieurs œuvres qui interrogent sur la relation entre l’homme et la nature. Une réflexion philosophique et spirituelle qu’il a mené à la pointe de son pinceau et qui entraîne le spectateur dans un univers onirique et fantasmé inspiré par les maîtres  Arnold Bückling et Le Douanier Rousseau.

 

Un triptyque en masterpiece

En masterpiece, installé au fond de la salle, un grand triptyque accueille le public. « Je souhaitais faire un grand tableau, réalisé sur le temps, avec de nombreux détails. Habituellement, je travaille vite en seulement quelques heures.» Explique l'artiste. L’œuvre présente une scène aussi fascinante qu’hypnotisante qui se compose autour d’un métier à tisser, d’un chien féroce et de trois mystérieux personnages. L’ensemble se situe dans une nature à la fois sauvage, luxuriante et inquiétante, tel un « espace confiné d'idylle verte ».   Une sorte de nouvel Eden qui se matérialise sous nos yeux, rendu visible par un travail subtil des détails, des jeux de lumières et des effets de couleur.

 « L’idée était de représenter le métier à tisser comme une nouvelle façon de penser notre économie et notre relation au temps. Il y a trois personnages au premier plan que l’on retrouve dans beaucoup de mes toiles. C’est une symbolique, ils représentent les émotions d’un seul homme, solitaire, celui positionné au centre. Il est reconnaissable par sa physionomie : le costume, les cheveux plaqués. Il représente le stéréotype d'un homme d'affaires sans vie totalement déconnecté de son environnement primitif. Cet homme est présenté devant un métier à tisser qui représente le temps, il semble totalement submergé par la nature. Les deux autres personnages représentent ses pensées. L’un, nu et contorsionné, fait face à un chien menaçant. Cette scène montre dans une violence sourde, la tension ambivalente qu’il existe entre l’homme et la nature. Elle transcrit un équilibre de pouvoir en même temps qu’un sentiment de peur et d’insécurité instinctif. Quant à l’homme couché sous le chien, c’est un dormeur. Ce personnage représente la sensibilité naturelle, la vulnérabilité humaine. Ces personnages sont en paix. Ils acceptent leur destin. Quand à la végétation, elle est très souvent présente dans mes toiles. C’est quelque chose que j’affectionne, esthétiquement, elle est à la fois inquiétante et rassurante. » 

Une série d'oeuvres en complément

Ce triptyque s’impose majestueusement autour d’autres œuvres de l’artiste : des aquarelles, des petites gouaches, des huiles… Accrochées aux murs ou présentées à même le sol, elles viennent naturellement compléter la pièce majeure. Certaines présentent cet homme en costume qui fait fasse à la forêt ; cet homme nu qui tel Icare veut décrocher le soleil et fait face à son destin ; un autre qui suit le chemin que lui offre la lumière d’un feu follet ; une valise abandonnée seule dans le nature, lourde de son trésor qui ne vaut plus rien sans l’homme ; un mouchoir perdu sur une fenêtre dont les fils font échos à un avion qui trace une ligne blanche dans le ciel….

"Avec des symboles simples et efficaces je construis ainsi un jardin secret envahi par une végétation abondante et onirique, débarrassé de toute modernité désormais devenue obsolète". Poursuit Adrian Geller.

 

Cette présentation s’accompagne harmonieusement de cueillettes : plantes, bouquets et autres éléments issues de la nature environnante.

 

Cette résidence, m’a permis de progresser dans mon travail artistique, de prendre du temps pour développer mes idées, accentuer les détails dans mes toiles. Je retiendrai également de cette expérience, mes rencontres et mes échanges avec les personnes que j’ai pu côtoyer.

Ainsi, avec cette belle série d’œuvres réalisée dans le cadre de cette résidence à la villa Noailles tout laisse à penser qu’Adrian Geller a devant lui, un bel avenir artistique. Bravo pour son talent !

*Compte tenu de la situation sanitaire, cette rencontre n’a été possible que sur inscription préalable strictement personnelle et réservée uniquement aux professionnels de l’art et de la culture, dans les conditions autorisées par le gouvernement.

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