Est-ce l’émotion de l’enfance perdue, avec ses grandes maisons de vacances et leur jardin peuplé de noctuelles et d’oiseaux tristes ? Est-ce "le vert paradis des amours enfantines", avec une princesse aux cheveux de lin et son prince au cimier d’aurore ? N’est-ce pas surtout l’indicible douceur du retour à la mère consolatrice ?
Ravel écrivait à Colette : "Imaginez tout ce que peut dire de la forêt un écureuil, et ce que ça peut donner en musique !". Seuls la compassion et l’amour peuvent nous libérer de notre solitude au milieu de la nature.
Ravel avait ce génie de pouvoir retrouver l’enfance à volonté.