Installez-vous, pour quelques minutes ou pendant 2h. Ici, le voyage commence par l’oreille.
Avec Le bateau prend l’eau, Frank Micheletti, alias Yaguara, ouvre sa collection de vinyles comme on déploie une carte sensible du monde. Pas d’image imposée : chacun écoute, dérive, retrouve un souvenir ou invente son propre paysage. Pensé comme un cinéma sans écran, Le bateau prend l’eau invite à voir avec les sons. Les disques glanés au fil des années racontent des lieux, des époques, des façons de vivre, de chanter, de danser ensemble. Aux platines, Yaguara fait circuler ces trésors d’hier et d’aujourd’hui, accompagné par la flûte de Lou Faedda et par une présence radiophonique qui ponctue l’écoute de jingles, pastilles et éclats de voix.
Entre sieste musicale, carnet de voyage et mémoire populaire, cette proposition offre un temps de pause habité, où les musiques deviennent chambres d’écho de nos vies collectives.