Norbert n’est pas venu jouer un spectacle.
Il est là pour présenter la maquette de son futur opéra, inspiré du Vilain petit canard.
ne ribambelle de canards répétiteurs, un cygne inattendu, et un rêve trop grand pour tenir sagement dans une valise.
Avec La Mare où [l’]on se Mire, Chiendent-Théâtre ouvre une drôle de brèche entre conférence, théâtre d’objet et grand opéra miniature. Norbert débarque au dernier moment, chargé de son matériel, convaincu que cette présentation n’est qu’une étape avant le chef-d’œuvre à venir. Peu à peu, la maquette s’anime, les canards répondent, le récit déraille et l’imaginaire prend toute la place.
Derrière le rire affleure la tendresse pour celles et ceux qui portent des projets immenses avec des moyens minuscules. Un moment fragile et fantasque, où l’on se surprend à espérer que Norbert, lui aussi, prendra son envol.