Longtemps fermé au public et fragilisé par une fréquentation non maîtrisée, le site de la Pointe de l’Estérel, sur la presqu’île de Giens, fait aujourd’hui peau neuve. Grâce à un important programme de renaturation et d’aménagement porté par le Conservatoire du littoral, avec la Métropole TPM comme gestionnaire du site, ce lieu remarquable conjugue désormais préservation de la biodiversité, valorisation du patrimoine et accueil du public.
Un site d’exception entre nature et histoire
Située à l’entrée de la rade de Toulon, la Pointe de l’Estérel occupe une position stratégique qui lui a valu un riche passé militaire. Dès le XVIe siècle, puis tout au long des XIXe et XXe siècles, batteries, ouvrages défensifs et équipements militaires y ont été installés pour surveiller et protéger le littoral. Occupé pendant la Seconde Guerre mondiale puis utilisé après-guerre pour le suivi de missiles, le site a finalement été confié au Conservatoire du littoral en 2022.
Mais la Pointe de l’Estérel ne se résume pas à son histoire. Elle s’inscrit dans l’environnement exceptionnel de la presqu’île de Giens, véritable concentré de paysages méditerranéens où se côtoient maquis, forêts, falaises, criques et habitats naturels remarquables.
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Cette richesse écologique abrite une faune et une flore particulièrement diversifiées, parfois rares ou endémiques.
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Restaurer les milieux naturels et mieux accueillir le public
Au fil des années, une fréquentation importante et non encadrée a entraîné une dégradation progressive des milieux naturels. Le piétinement, la création de sentiers informels et la dispersion des visiteurs ont fragilisé des habitats sensibles ainsi que plusieurs espèces protégées.
Face à ce constat, les travaux réalisés ont poursuivi un même objectif : trouver un équilibre entre la découverte du site et la préservation de ses richesses naturelles. Les anciens équipements devenus inutiles, tels que certains grillages, portails ou plateformes en béton, ont été retirés. Des secteurs artificialisés ont été désartificialisés et les sols décompactés afin de favoriser le retour spontané de la végétation locale.
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L’un des points forts du projet réside dans la transformation de l’ancien bâtiment du cinéthéodolite en belvédère.
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Cet espace sécurisé offre aujourd’hui un panorama exceptionnel sur la Méditerranée tout en permettant de mieux comprendre l’histoire du site et son évolution.
Un parcours de découverte repensé
Pour protéger les espaces les plus sensibles tout en améliorant le confort de visite, des cheminements ont été aménagés et balisés. Des équipements légers, tels que des marches en bois, des stabilisations de passages ou encore des protections adaptées, sécurisent désormais les déplacements sans dénaturer les paysages.
Favoriser la biodiversité
La restauration écologique du site s’est également traduite par des plantations d’espèces locales destinées à accélérer la régénération naturelle de la végétation et à stabiliser les sols. Des aménagements spécifiques ont été créés pour la faune, notamment pour les reptiles et les chauves-souris, tandis qu’une signalétique d’interprétation sensibilise les visiteurs à la richesse et à la fragilité des milieux naturels.
Les anciens ouvrages militaires ont par ailleurs été nettoyés et intégrés au paysage afin de limiter les dégradations tout en conservant leur valeur patrimoniale.
Une mobilisation collective au service du littoral
Cette nouvelle portion du sentier du littoral offre désormais aux promeneurs une découverte renouvelée de la Pointe de l’Estérel, où patrimoine, biodiversité et paysages méditerranéens se conjuguent pour révéler toute la richesse de ce site emblématique de la presqu’île de Giens.
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Le projet a bénéficié du soutien financier de l’Office français de la biodiversité dans le cadre de Mission Nature, de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, de la DREAL et du Conservatoire du littoral, pour un montant total de 163 957,26 euros.