Les Espèces Végétales Exotiques Envahissantes (EVEE) constituent aujourd’hui une menace majeure pour les milieux naturels. Afin de mieux connaître leur répartition, coordonner les actions de gestion et limiter leur prolifération, la Métropole TPM a lancé fin 2024 une étude stratégique dédiée à ces espèces sur les espaces naturels dont elle assure la gestion. Cette démarche bénéficie du soutien du dispositif national Fonds Vert.
Un enjeu majeur pour la biodiversité
LesEVEE peuvent entraîner une dégradation des habitats naturels, une régression de la flore locale et des perturbations importantes des équilibres écologiques. Elles figurent aujourd’hui parmi les cinq causes majeures de l’érosion de la biodiversité. Le changement climatique favorise par ailleurs leur installation et leur développement en élargissant les zones où ces espèces peuvent survivre et se reproduire.
Une étude pour mieux agir
Lancée fin 2024, cette étude a pour objectif de centraliser, actualiser et structurer les connaissances relatives aux EVEE présentes sur le territoire métropolitain. Elle permettra de disposer d’une vision globale et opérationnelle afin d’orienter les actions de gestion et de lutte contre leur propagation.
Le projet est conduit en partenariat avec le Conservatoire Botanique National Méditerranéen (CBNMed) dans le cadre d’une coopération public-public. Il vise à élaborer cinq plans de gestion portant sur les principaux espaces naturels gérés par la Métropole :
Centraliser et actualiser les connaissances sur les EVEE présentes sur le territoire ;
Identifier les zones prioritaires d’intervention ;
Définir des stratégies de gestion adaptées, en cohérence avec la stratégie régionale EVEE PACA ;
Mettre en œuvre des programmes d’actions concrets pour limiter, voire éradiquer certaines espèces invasives.
Un projet soutenu par le Fonds Vert
Pour accompagner cette démarche, la Métropole TPM a obtenu une subvention de 18 200 euros, correspondant à 40 % du montant total du projet, dans le cadre du dispositif national Fonds Vert – ingénierie. Ce soutien permettra de renforcer les moyens consacrés à la connaissance et à la gestion de ces espèces sur les espaces naturels métropolitains.