Pour restaurer la continuité écologique du Gapeau et favoriser la circulation des poissons migrateurs, la Métropole TPM a installé une passe à poissons à l’aval du fleuve. Cet aménagement concret permet de soutenir la préservation de l’anguille européenne, espèce emblématique aujourd’hui en danger critique d’extinction.
Poisson fascinant et migrateur hors du commun, l’anguille européenne passe la majeure partie de sa vie dans les rivières et zones humides, où elle évolue successivement aux stades d’anguille jaune puis argentée. C’est pourtant à plusieurs milliers de kilomètres, dans la mer des Sargasses, qu’elle se reproduit. Les larves entament ensuite une longue migration de 6 à 9 mois avant d’atteindre nos côtes sous forme de civelles, de petites anguilles translucides mesurant quelques centimètres seulement.
Aujourd’hui, cette espèce est classée en danger critique d’extinction. Pollution, surpêche, disparition des zones humides, artificialisation des cours d’eau et obstacles à la circulation aquatique fragilisent fortement sa survie.
Restaurer la continuité écologique du Gapeau
Depuis fin 2020, la Métropole TPM est propriétaire des ouvrages situés à l’aval du Gapeau, dont le barrage anti-sel construit en 1969 afin de limiter la remontée du biseau salé.
Afin de rétablir la continuité écologique et de permettre la libre circulation des poissons migrateurs, TPM a engagé la construction d’une passe à poissons. Cet aménagement permet aux civelles de remonter depuis la mer vers les zones continentales et aux anguilles argentées d’effectuer le trajet inverse vers l’océan.
Conçue sous la forme d’une rampe à pente douce recouverte de tapis brosse, elle est spécialement adaptée au déplacement des anguilles et de leurs juvéniles. Ce dispositif technique favorise le franchissement de l’ouvrage tout en respectant les capacités naturelles de déplacement des poissons.